Fernando Venâncio (Université d’Amsterdam)

La chronique de journal est un témoignage si apprécié que vite oublié. Et pourtant il peut aider à reconstituer avec exactitude des états d’esprit d’un moment historique. Au Portugal, des chroniques de journal ont gardé un portrait émouvant de la révolution de 1974, celle ‘des œillets’, et de la déception que son déroulement a suscité dans des esprits attentifs et exigeants. On suit de près les productions de chronique d’Artur Portela, de Vera Lagoa et d’António José Saraiva dans les années 1974 à 1980. On considère de passage deux genres proches, la fiction et le journal intime.